Livres

Lise Bourbeau – Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même

« Ta blessure d’HUMILIATION est en voie de guérison lorsque tu prends le temps de vérifier tes besoins avant de dire oui aux autres. Tu en prends beaucoup moins sur tes épaules et tu te sens libre. (…) »

« Ta blessure de TRAHISON est en voie de guérison lorsque tu ne vis plus autant d’émotions au moment où quelqu’un ou quelque chose vient déranger tes plans. Tu lâches prises plus facilement.(…) »

« Ta blessure d’ABANDON est en train de se rétablir lorsque tu te sens bien même si tu es seul et que tu recherches moins l’attention. La vie est moins dramatique (…) »

« Ta blessure d’INJUSTICE est en voie de guérison lorsque tu te permets d’être moins perfectionniste, de faire des erreurs sans vivre de colère ou de critique sur toi-même (…) »

« Ta blessure de REJET est en voie de guérison lorsque tu prends de plus en plus ta place, que tu oses t’affirmer. En plus si quelqu’un semble oublier que tu existes, tu peux être quand même bien dans ta peau (…) »

Paulo Coelho – L’alchimiste

« Mon cœur craint de souffrir, dit le jeune homme à l’alchimiste, une nuit qu’ils regardaient le ciel sans lune.
Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.
Et qu’aucun n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves. »

Serge Marquis – Le jour où je me suis aimé pour de vrai

« La maladie fait partie de l’ordre des choses. Les virus, les bactéries, les parasites. Ce sont des formes de vie. Le tremblement de terre fait aussi partie de l’ordre des choses. Les volcans, les inondations. Pourquoi ? Je ne sais pas, je ne sais pas… Je sais aussi que le soin est dans la nature – la mère, le petit, le blessé – pour que la vie continue… Je sais que des espèces différentes s’entraident… Je sais que nous sommes reliés. Le Soleil, la Terre, la Lune, les océans, les étoiles, tout est relié, je sais. Mais la maladie qui fait souffrir les enfants, je ne sais pas. »

Saverio Tomasella – A fleur de peau

« Je voulais te dire… Je suis vraiment contente que tu te sois rendue compte que j’étais moi aussi très sensible. Ce n’est pas évident… j’ai passé la plus grande partie de ma vie à essayer de le cacher. À dissimuler ma sensibilité derrière un masque de dureté.J’avais honte, je me croyais anormale et je préférais me replier sur moi-même pour échapper au jugement des autres. J’avais peur qu’on me prenne pour une folle.
Au bord des larmes, Estelle marque une pause et boit une gorgée de chocolat chaud pour retrouver une contenance. »

Laurent Gounelle – Je te promets la libérté

« – Et comment retirer ses lunettes ?
– On ne les retire pas d’un coup, mais on peut décider de faire en sorte que ses verres déformants s’amincissent de plus en plus : c’est ce que j’appelle le processus d’évolution personnelle. En évoluant en tant que personne, on passe progressivement d’une situation infernale où l’on agit à partir d’illusions qui nous font souffrir et biaisent notre regard et notre attitude à une situation paradisiaque où l’on est pleinement soi-même, libéré de ses illusions, avec un regard juste, sur nous-même et le monde, et où notre attitude et nos comportements sont le fruit de nos choix et non de réactions automatiques dictées par des visions erronées et des angoisses inconscientes. »

 Elif Shafak – Soufi, mon amour

« Aziz et Ella vivaient dans des fuseaux temporels différents. Littéralement et métaphoriquement. Pour elle, le temps, c’était essentiellement l’avenir. Elle passait une partie considérable de ses journées à prévoir obsessionnellement la minute prochaine. Même pour des affaires aussi peu importantes que les courses ou le remplacement d’une chaise brisée, elle organisait chaque détail à l’avance et se promenait avec dans son sac un emploi du temps précis et des listes méticuleuses de tâches à remplir. 
En revanche, pour Aziz, le temps était centré sur l’instant, et toute période autre que « maintenant » était une illusion. Pour la même raison, il croyait que l’amour n’avait rien à voir avec des « projets pour demain » ou des « souvenirs d’hier ». L’amour ne pouvait être qu’ici et maintenant.
En fin de compte, à trop penser au passé et encore plus à l’avenir, Ella n’a jamais vraiment pris conscience de l’instant présent. »

Frank Andriat – Le bonheur est une valise légère

« Elle se tut. Le terme qu’elle venait d’utiliser la choquait. Jamais elle n’aurait songé devoir un jour parler d’elle comme d’un être depressif. Malgré la présence de Lauranne, elle ne fut pas capable de retenir ses larmes.
– Moi qui ai toujours été si forte, gémit-t-elle. Que m’arrive-t-il? Je ne me reconnais plus.
– Ce n’est pas grave, ma chérie. La vie trouve des fissures pour se faufiler quand on ne lui offre pas le passage. Une dépression est comme une faille qui se crée en nous pour nous obliger à nous poser les bonnes questions. Tu retrouves la petite fille en toi, tu réapprends que l’on ne gère pas tout, qu’il faut se laisser faire par la vie, que tout vouloir maîtriser est inhumain. Tu redeviens humaine, Selma!
Insupportable optimisme de Lauranne! Comme si le burn-out pouvait être utile à quoi que ce soit! Selma appréciait le controle qu’elle avait sur ses pensées, sur son comportement, sur ses émotions et sur ses actes: toute sa force résidait dans la maîtrise qu’elle possédait d’elle-même. Ce qu’elle vivait pour l’instant lui paraissait la pire épreuve à traverser. – Je vois que tu ne me crois pas. Le fait que l’on craque nous contraint à nous remettre en question et ça, ma belle, c’est une bonne occasion de se libérer des questions que l’on se pose ! »

Laurent Gounelle – Le Jour où j’ai appris à vivre

« C’était dommage d’arrêter son travail au moment où celui-ci retrouvait un sens à ses yeux, mais, là encore, il voulait rester confiant. La vie est trop courte pour se lamenter sur nos déceptions, il en était conscient mieux que personne. L’existence est un mouvement perpétuel, tout change à chaque instant, et la résistance à ce changement ne peut mener qu’au malheur. C’est la confiance en la vie qui permet d’avancer, de rebondir, et finalement d’apprécier ce qui arrive. »

Christophe André – Sérénité, 25 histoires d’équilibre intérieur

Il y a des jours comme ça où ton âme est sereine : tu te sens doucement bien. Tout est clair et calme en toi. Rien, absolument rien ne te manque. Tout ce dont tu as besoin est là. Et ce qui te ravit, c’est que « tout ce dont tu as besoin » se limite à presque rien : te sentir respirer, te sentir exister. Sensation animale, si simple, d’être vivant. Sensation plus vaste encore d’appartenir au monde. À l égal d’un lac tranquille, d’une montagne immobile, d’une brise tiède. Tu n’as même pas besoin de te dire que la vie est belle ou bonne. Elle l’est,  à cet instant, et tu le ressens profondément, sans mots. Juste un état global de ton corps et de ton esprit. Ça ne t’arrive pas tous les jours, d’accord,  mais tu te dis que si tu pouvais ressentir cela souvent, ce serait drôlement intéressant…